Un cours de français à Carton Plein

Un cours de français à Carton Plein

Il est un peu moins de 10 heures à l'atelier Sud de Carton Plein.

Monique, Marie-Annick et Olivier se retrouvent dans le froid de novembre pour préparer le cours de français qui va avoir lieu.

Ce matin, ils sont sept. Nous retrouvons Pamela, une jeune roumaine, et Rodica, une autre femme roumaine arrivée en France après avoir travaillé plusieurs années aux Etats-Unis. Il y a également Cyprian et Gilda, un couple roumain arrivé en France il y a peu, travaillant respectivement chez Carton Plein depuis plus de 6 mois et à la Lingerie des Grands Voisins depuis 2 mois. Enfin, arrivent aussi Artur et Artur, les deux compères polonais, accompagnés d'Ivan, un nouveau valoriste venu de Lettonie qui fait actuellement ses débuts à Carton Plein.

Après un bon café, la joyeuse troupe se dirige vers la Maison des Médecins, un bâtiment des Grands Voisins où se déroulent les cours de français de Carton Plein.

Armés de bonne humeur et d'une solide volonté d'apprendre, l'équipe s'installe enfin et chacun sort son cahier pour écrire le cours. Aujourd'hui, le premier travail se fera à l'aide du journal du matin, afin de lire quelques articles intéressants. Artur remarque un article à la photo intriguante : un écureuil perché sur un appareil photo. A l'aide de son dictionnaire franco-polonais, il parvient à trouver le mot "écureuil". Il a un peu de mal à le prononcer, le son -euil étant particulièrement difficile. Les bénévoles décident donc de faire un point sur les différents sons de la langue française.

Olivier explique à Ciprian et Pamela le son -euil

Suite à cela, Monique et Marie-Annick proposent de regarder la dernière page du journal : les horoscopes et la météo. Chaque valoriste intervient donc pour donner son signe astrologique et lire son horoscope. Cela permet à chacun d'intégrer certains mots et concepts utiles (la confiance, la chance, le besoin, compter sur les autres, ...).

Nos 3 bénévoles animant le cours

On observe une réelle solidarité entre les valoristes. Lorsqu'une personne ne comprend pas quelque chose, il y aura toujours quelqu'un pour venir lui expliquer, en français ou non, afin que chacun puisse avancer ensemble. Les niveaux sont pourtant très variables. Cela est évidemment dû à la durée de leur séjour en France, mais c'est aussi une question d'âge et de culture. Les bénévoles proposent donc de l'oral mais aussi de l'écrit, afin que chacun puisse progresser à son rythme. Ils mettent également en place des groupes de niveaux ou de nationalité dans le but de proposer la meilleure formation en fonction des différents profils.

De gauche à droite : Ivan, Artur, Artur, Rodica, Pamela, CIprian et Gilda

Après une pause à mi-parcours, le groupe reprend ses activités et enchaîne sur un travail oral : chacun doit raconter ce qu'il a fait la semaine dernière ou le week-end passé. L'exercice n'est pas simple, mais chacun se prête au jeu, prend le temps de trouver ses mots et est à l'écoute des autres. Artur et Artur citent certaines personnalités à la fois françaises et polonaises : Frédéric Chopin, Marie Curie, Guillaume Apollinaire. Pamela, quant à elle, tient à faire remarquer que la Tour Eiffel est d'origine roumaine. Etonnés par cette remarque, les bénévoles décident de regarder avec elle sur Internet l'origine de cette affirmation. Et Pamela a en effet raison : pour construire sa Tour, Gustave Eiffel a utilisé une technologie développée par l'ingénieur roumain George Pănculescu. Une bonne surprise de plus pour tout le groupe, qui se retrouvera le mardi suivant, comme toutes les semaines, pour avancer ensemble et surmonter la barrière de la langue, véritable frein pour leur projet de vie.

De droite à gauche : Gilda, Ciprian, Pamela, Rodica et Artur

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